Portrait de la ville

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Percé jouit d'un environnement naturel démesuré et d'un patrimoine bâti et historique uniques qui en font une source inépuisable d'émerveillement pour les visiteurs comme les résidents et une muse fidèle pour les artistes malgré le passage des époques. Percé, c'est plus qu'une incontournable destination touristique. C'est un milieu de vie exceptionnel, ouvert sur la mer et sur le monde. Sa côte, sculptée par la mer et le temps, propose mille et une fenêtres sur le célèbre Rocher Percé qui a inspiré une légende bien connue.

Percé fait partie du territoire longtemps utilisé par la nation micmaque et les pêcheurs de baleines basques avant même que Jacques Cartier n'y foule le sol en 1534. C'est vers 1672 qu'arrivent les premiers colons et les missionnaires récollets établissent une mission dans le but d'évangéliser les Micmacs de la région. En 1678, Percé compte cinq résidents permanents et deux missionnaires mais en saison de pêche, plus de 600 pêcheurs s'y rassemblent ainsi que plusieurs amérindiens, attirés par des activités de troc. En 1690, les soldats de deux navires anglais s'emparent du village et y détruisent tous les bâtiments pendant que la petite communauté fuit dans les bois avoisinants.

La pêche sera l'épine dorsale de la renaissance de Percé lorsqu'en 1760, après la conquête anglaise, on y installe un comptoir de pêche. Des pêcheurs de partout, autant des canadiens que des jersiais, des irlandais et des américains, affluent et plusieurs s'installent définitivement sur l'île Bonaventure.

Ce n'est qu'au début du 20e siècle que Percé fait ses premières armes dans le domaine du tourisme lorsqu'elle accueille de riches visiteurs en mal d'exotisme, envoûtés par le Rocher Percé. Ce stack calcaire, de renommée internationale, âgé de 375 millions d'années, pèse plus de 5 millions de tonnes et mesure 433 mètres de longueur, 90 mètres de largeur et 88 mètres en son point le plus élevé. À l'époque où Jacques Cartier explorait le fleuve St-Laurent, il semble que le rocher était lié au Cap et qu'il présentait trois arches. Au fil des ans, deux de celles-ci sont disparues, la dernière s'étant écroulée le 17 juin 1845. Plusieurs tonnes de roches tombent du Rocher Percé à chaque année ce qui rend dangereuse la visite rapprochée du roc à la marée basse. L'arche restante mesure 15 mètres de hauteur et on estime qu'elle aura disparu dans 400 ans.

Sur son sommet en plateau, une maigre végétation offre un repaire à divers oiseaux marins dont les fous de Bassan. L'île Bonaventure, située dans le golfe Saint-Laurent face à Percé, abrite la plus importante colonie de fous de Bassan accessible au monde avec plus de 121 000 oiseaux (2008), déclassant depuis peu l'archipel de Saint-Kilda, en Écosse. À moins d'une catastrophe écologique, l'île Bonaventure conservera son titre pendant longtemps car la population de fous de Bassan y croît à raison de 3 % annuellement.

Située à 3,5 km au large de Percé, l'Île Bonaventure forme un ovale d'une superficie de 4,16 km2. On peut en faire le tour en bateau ou encore la parcourir par des sentiers pédestres aménagés. Faisant aujourd’hui partie du Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, plusieurs activités y sont proposées pendant la saison estivale. Bien qu'inhabitée depuis 1970, on retrouve encore sur l'île quelques vestiges de l'époque de la pêche à la morue. Pour le village de Percé tout comme pour l'Île Bonaventure, la pêche à la morue a longtemps été à la base de l'économie locale. Aujourd'hui, seule la pêche au homard se pratique encore dans la baie de Percé.

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La ville de Percé d'aujourd'hui occupe un territoire de 427,94 km2 sur la pointe sud-est de la péninsule gaspésienne. Elle est le résultat d'une fusion, effectuée en 1970, des 6 municipalités rurales de St-Georges-de-Malbaie, Barachois, Bridgeville, Percé, Cap d'Espoir et Val d'Espoir. Ces anciennes municipalités forment désormais des districts et chacun d'eux est représenté par un conseiller ou une conseillère municipale, deux pour les secteurs de Percé et de Cap d'Espoir. La ville de Percé est l'une des cinq municipalités qui composent la municipalité régionale de comté (MRC) du Rocher-Percé. Sa population est aujourd'hui de 3206 âmes.

Percé est aussi un fier membre de l'Association des plus beaux villages du Québec, de l'Association de villes et villages en santé ainsi que du regroupement Villes et villages d'art et de patrimoine.

Percé, finalement, c'est le coup de foudre assuré par le grand spectacle des forces de la nature et le patrimoine d'une communauté maritime originale.

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Percé c'est une kyrielle de caps plus jolis les uns que les autres, une farandole de falaises et d'anses, surplombées par des montages (par exemple, le Mont Sainte-Anne, 340 mètres et le Mont Blanc, 330 mètres) dont les sommets offrent des paysages époustouflants. La diversité des eaux qui baignent Percé attire une pléiade d'animaux marins. Ainsi, il est aisé d'observer phoques et baleines le long du littoral.

Le patrimoine bâti unique de Percé est imprégné de son histoire. Le cœur de Percé est le berceau d'anciens bâtiments de pêche et de belles maisons ancestrales conservés autour desquels se sont greffés des attractions touristiques variées.

Un peu plus à l'ouest, des citoyens, regroupés en coopérative, ont repris l'usine à poisson annexée à un joli port de petits bateaux pour en faire une salle de spectacle, un studio d'enregistrement et un espace d'animation communautaire et artistique dont la renommée dépasse de beaucoup les frontières canadiennes.

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